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Le bonheur, est-ce renoncer à ses désirs?

Informations sur l'auteur

maman
Niveau
Avancé
Etude suivie
communication
Ecole, université
université...

Informations sur le doc

Safia K.
Date de publication
Date de mise à jour
29/04/2015
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
8 pages
Niveau
avancé
Téléchargé
14 fois
Validé par
le comité Oboulo
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  1. Volupté des désirs et satisfaction
  2. Réfréner ses désirs
  3. De la modération des désirs

Que nous conseille l'opinion quant à la conduite à tenir vis-à-vis du désir ? Aujourd’hui, tout le monde flatte la recherche du plaisir. Nous sommes largement encouragés de donner satisfaction à tous nos désirs. "Vivre ses désirs" est dans le monde actuel une formule publicitaire assez banale. Nos mœurs n'ont pas une forme répressive, ils seraient plutôt très largement laxistes. Nous partageons d'emblée l’opinion selon laquelle le bonheur, c’est la satisfaction de tous les désirs. Cette libération a apporté l'idée qu'il ne fallait surtout pas réprimer, qu'il fallait même exprimer le désir, exprimer ses désirs et se borner à les suivre. Celui qui voudrait réprimer ses désirs serait vu dans notre monde comme une sorte d'exception étrange à une règle commune qui enseigne le contraire. Nous pouvons donc nous étonner de mettre en association le bonheur avec le renoncement de ses envies. En effet, le bonheur c'est au moins la satisfaction de notre nature et notre essence n'est-ce pas le désir? Comment parler sérieusement de renoncer à nous-mêmes?
Pourtant, de loin en loin, nous faisons aussi l’expérience de ce que la multiplication des désirs engendre aussi l’insatisfaction, le dégoût et l’ennui. " Plus le désir avance, plus la possession véritable s’éloigne ". Fatigué de désirer en restant mécontents, nous serions presque en désespoir de cause tentés de dire tel que Proust que : " si le bonheur ou du moins l’absence de souffrance peut-être trouvé, ce n’est pas dans la satisfaction, mais dans la réduction, l’extinction progressive finale du désir qu’il faut chercher ". L’ascétisme serait alors la véritable morale du désir. La question est donc: le bonheur est-il dans la réalisation ou dans la suppression des désirs?

[...] La mesure de ses désirs tient cependant davantage de l’art de vivre : par la contention de ses plaisirs, le sage respecte des limites qui sont celles du corps, toujours rapidement rassasié. Au contraire des jouisseurs, insatiables et malheureux, le tempérant réduit la quantité de ses plaisirs pour en augmenter la qualité. L’excès de nos comportements est souvent poussé par nos passions. Ces passions mal gérées nous amène au malheur. Le malheur que crée cette démesure de nos envies semblerait provenir de notre non domination de nos excès. Dans quelle mesure les passions nous éloignent-elles du bonheur sans que nous le voulions ? Les passions sont très peu contrôlables. [...]


[...] Quand on tombe dans la démesure dans l’assouvissement de ses désirs, plus aucun plaisir n’est satisfait. La poursuite effrénée du désir traîne à sa suite l’irritation du mécontentement, la lassitude le dégoût et l’ennui. En un mot, cela nous amène au malheur. Comment remédier à la recherche excessive de nos désirs afin de trouver le bonheur ? Pour remédier à la démesure du désir et donc trouver le bonheur, il faut apprendre à mesurer les désirs pour adopter en conséquence à leur égard une attitude correcte. [...]


[...] Le bonheur est-ce renoncer à ses désirs ? Que nous conseille l'opinion quant à la conduite à tenir vis-à-vis du désir ? Aujourd’hui, tout le monde flatte la recherche du plaisir. Nous sommes largement encouragés de donner satisfaction à tous nos désirs. "Vivre ses désirs" est dans le monde actuel une formule publicitaire assez banale. Nos mœurs n'ont pas une forme répressive, ils seraient plutôt très largement laxistes. Nous partageons d'emblée l’opinion selon laquelle le bonheur, c’est la satisfaction de tous les désirs. [...]


[...] Il faut savoir cerner la genèse des faux désirs avant qu’il ne nous fasse souffrir. Il faut prendre garde aux craintes que suggère notre imagination et au cortège de désirs délirants qu’elle nous prépare. L’intelligence doit discerner l’illusion qui donne naissance à l’apparition de désirs vains. Par dessus tout, il faut savoir sauvegarder la paix, le repos, l’état d’auto-sufffisance, la plénitude de l’âme : l’ataraxie (le bonheur et la sérénité). De plus, un désir se calcule à travers ses conséquences. La mesure du plaisir immédiat est trompeuse. [...]


[...] Comment parler sérieusement de renoncer à nous-mêmes? Pourtant, de loin en loin, nous faisons aussi l’expérience de ce que la multiplication des désirs engendre aussi l’insatisfaction, le dégoût et l’ennui. " Plus le désir avance, plus la possession véritable s’éloigne Fatigué de désirer en restant mécontents, nous serions presque en désespoir de cause tentés de dire tel que Proust que : " si le bonheur ou du moins l’absence de souffrance peut-être trouvé, ce n’est pas dans la satisfaction, mais dans la réduction, l’extinction progressive finale du désir qu’il faut chercher L’ascétisme serait alors la véritable morale du désir. [...]


[...] " A propos de chaque désir, il faut se poser cette question : quel avantage résultera-t-il pour moi si je le satisfais, et qu’arrivera-t-il si je ne le satisfais pas ? " Pour ce qui est des désirs vains, il faut les fuir comme la peste et s’en débarrasser. Ils nous entraînent dans des poursuites imaginaires, ils engendrent des souffrances sans nombre et donc le malheur. Il faudra refouler ce genre de désirs afin de trouver la félicité. Pour ce qui est des désirs naturels, quoique non nécessaires, nous devons trouver le sens du juste équilibre entre l’exercice strict du désir et son excès afin de trouver le bonheur. [...]


[...] La vie heureuse suppose une maîtrise de soi. Les désirs choisis sagement et avec mesure sont-ils le chemin vers le bonheur ? Epicure propose ainsi une philosophie du plaisir ; or les moyens proposés reviennent à un certain ascétisme, ce qui implique le reniement de bien des plaisirs. L’épicurisme vrai est une sagesse assez austère comparée à ce qu'on appelle "épicurisme" dans notre mentalité postmoderne. Du pain, de l’eau et de l’amitié. Telle est la formule de la vie épicurienne. [...]


[...] Se donner pour règle de satisfaire tous ses désirs, ses besoins c'est se condamner à une vie de souffrance et non une vie de bonheur. De même, renoncer totalement à ses désirs ne me satisfait pas totalement. Il semblerait donc que mon bonheur pourrait être atteint par une mesure et une tempérance dans l’assouvissement de mes désirs. Ce n’est donc qu’en maîtrisant ses désirs et en trouvant la juste mesure que je deviens sage. Cette sagesse dans la satisfaction de mes désirs m’apporte le bonheur et m’éloigne du malheur de la démesure. [...]


[...] Le bonheur serait-il alors la privation ? Diogène, notamment, soulignait que l'on était plus heureux lorsqu'on était dénué de tout bien. Vivant avec le juste nécessaire, la quête de la vérité et de la liberté devient plus importante pour moi. A l’inverse, je n’ai que faire de l'argent et de la satisfaction de mes désirs. En effet, désirer me pousse à désirer toujours plus : c'est la preuve que je ne suis jamais satisfait et que je ne trouve pas le bonheur. [...]


[...] Calliclès fait peur car il nous montre la violence du déchaînement des désirs. La fascination devant la force ne peut prendre fin que quand nous prenons lucidement conscience de la violence qui accompagne le désir. Cette violence n’est pas seulement celle d’un " autre " : le tyran, l’assassin ou le maniaque. Elle est en moi quand je choisis délibérément de n’écouter que mes désirs, de ne suivre que l’ivresse du désir en refusant et en niant tout le reste. [...]

...

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