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La presse, un quatrième pouvoir?

Sciences politiques La presse, un quatrième pouvoir?

Informations sur l'auteur

Etudiant
Niveau
Grand public
Etude suivie
sciences...
Ecole, université
Institut...

Informations sur le doc

Cindy U.
Date de publication
Date de mise à jour
30/04/2015
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
5 pages
Niveau
grand public
Téléchargé
59 fois
Validé par
le comité Oboulo
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  1. La presse est qualifiée de `4ème pouvoir ' dans la mesure ou, intrinsèquement liée au régime représentatif, elle est l'un des pouvoirs principal du peuple
    1. Un contre-pouvoir permettant de préserver la démocratie
    2. La presse possède un pouvoir d'influence sur le comportement des individus
  2. Malgré l'image qu'on lui donne de ` 4ème pouvoir ', il faut relativiser le pouvoir de la presse car de nouveaux rapports entrent en jeu
    1. Si son influence sur les individus ne peut être niée, elle possède cependant un pouvoir limité
    2. Une presse domestiquée : l'autonomie qui faisait sa légitimité est remise en cause

C’est très tôt que la presse s’est imposée comme un nouveau pouvoir remettant en cause le modèle arrêté par Montesquieu. La presse désigne l’ensemble des publications imprimées ou des activités journalistiques, leurs institutions, leur mode d’organisation et leur mode de fonctionnement, les liens d’influence réciproques qui se nouent avec les autres institutions et la société en général (Balle). C’est dès 1787 que Burke parle d’un « quatrième pouvoir ». Ainsi, dans De la démocratie en Amérique (1833), Alexis de Tocqueville retrace une nouvelle classification du pouvoir : le pouvoir central (exécutif, législatif et judiciaire), le pouvoir local (les pouvoirs fédérés), le pouvoir associatif (les lobbies) et enfin la presse écrite. La presse semble être le contre-pouvoir par excellence dans la mesure où « il n’a d’autre pouvoir que celui d’arrêter les pouvoirs » (Gauchet). Le pouvoir vient du verbe "pouvoir" qui signifie "avoir la capacité" ou "avoir la possibilité" de faire
Au sens général, le pouvoir désigne la faculté d’agir propre à l’être humain et, en un sens dérivé, l’aptitude d’un acteur donné à entreprendre des actions efficaces. Au sens interactionniste, capacité de A d’obtenir de B qu’il fasse une action Y à laquelle il ne serait pas résolu (Dahl). Au sens institutionnaliste, il désigne les gouvernants.
Aujourd’hui, les moyens de communication de masse ont pris dans notre société et chez les individus une place de plus en plus importante, à tel point que Baudrillard parle d’une « société de consommation ». Mc Quail a montré que l’influence des médias a connu trois cycles: dans les années quarante, on s’inquiète de son pouvoir, puis sous l’influence des études de Lazarsfeld dans les années soixante, on remet en cause ce pouvoir qui est analysé comme n’ayant pas d’effets majeurs sur le comportement des individus. Aujourd’hui, on se repose la question, les médias ayant acquis une légitimité certaine et surtout permettent de toucher massivement les individus. Cela ouvre donc un questionnement sur le rôle de la presse aujourd’hui: la presse est-elle vraiment le contre-pouvoir qu’elle prétend être? Si elle a une influence sur la politique et sur la société qu’il ne faut pas négliger, il apparaît qu’elle ait plutôt une action indirecte, limitant ainsi son influence sur le comportement des individus, d’autant qu’elle apparaît de plus en plus sous contrôle, perdant ainsi ce qui faisait sa force et sa légitimité : son autonomie. La presse a un pouvoir certain sur la société dans le cadre d’un régime représentatif où elle permet d’informer les individus et de forger l’opinion publique (I/). Cependant, son influence est à relativiser dans la mesure où elle n’est pas perçue par tous de la même manière et qu’elle semble aujourd’hui domestiquée (II/).

[...] Une presse domestiquée : l’autonomie qui faisait sa légitimité est remise en cause 1. L’influence du politique En faisant référence au livre de Paul Nizan, Serge Halimi dans Les nouveaux chiens de garde écrit sur les relations entre les journalistes et les hommes politiques et comment cela influence les lignes éditoriales des grands médias français. Un petit groupe de journalistes omniprésents - et dont le pouvoir est conforté par la loi du silence - impose sa définition de l’information- marchandise à une profession de plus en plus fragilisée par la crainte du chômage. [...]


[...] Dans ces conditions, on ne peut pas vraiment parler de 4ème pouvoir La presse et les médias en général ont une influence certaine sur les individus en cela seul qu’ils ont le monopole de l’information auprès de la population et donc les seuls relais politiques auprès du peuple. La presse et la politique sont intrinsèquement liées. Cependant, il faut relativiser cette influence car elle semble plutôt indirecte par le bais de leaders d’opinion et surtout qu’elle est relative selon les critères sociaux et l’environnement des individus. [...]


[...] Au sens institutionnaliste, il désigne les gouvernants. Aujourd’hui, les moyens de communication de masse ont pris dans notre société et chez les individus une place de plus en plus importante, à tel point que Baudrillard parle d’une société de consommation Mc Quail a montré que l’influence des médias a connu trois cycles : dans les années quarante, on s’inquiète de son pouvoir, puis sous l’influence des études de Lazarsfeld dans les années soixante, on remet en cause ce pouvoir qui est analysé comme n’ayant pas d’effets majeurs sur le comportement des individus. [...]


[...] La presse et les médias en général sont donc domestiqués par le pouvoir politique, ce qui leur enlève en grande partie leur qualité de contre-pouvoir. Dans son ouvrage paru en 2003, Danien Carton ancien journaliste au Monde et au Nouvel Observateur met en avant les relations amicales qu’il y a entre des journalistes vedettes et des hommes politiques. En 1997, Michel Rocard qui connaissait la direction du journal, a demandé que l’hebdomadaire démente une information publiée dans ces colonnes alors qu’elle était vraie. [...]


[...] Il faut également noter une pression exercée par les investisseurs américains sur les médias européens. On parle à cet égard de l’entrée de Carlyle Group dans le capital du Figaro. Serge Halimi démontre également le pouvoir des grands patrons sur la presse française et souligne le fait qu’ils ont le pouvoir de placer et déplacer les journalistes à leur guise, les obligent à rester dans un cadre qui leur correspond. Il prend à cet égard l’exemple des grèves de 1995 qui ont été très médiatisées et très critiquées. [...]

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